Vendredi 26 juin 2026:
Pouah! Ce matin il fait déjà 20°C à 7H20 et grand soleil. C’est louche. Petit déjeuner, puis je remballe et envoie la bestiole prendre des photos.
Alors non, la solitude ne me pèse pas. Sinon je m’inventerai un ami imaginaire, à l’hygiène douteuse vu l’odeur, à l’aide de mes vêtements.
Je repars sur la TET, section 6. Ca fait un moment que je vois de temps en temps des « prairies » comme ça et me demande quelle est la nature du sol, bien que n’étant pas géologue. Et ben c’est un immense marécage. Ils pourraient planter du riz. J’ai failli me gauger comme on dit en Bourgogne.
De la piste! J’essaye de calmer mes ardeurs par rapport à l’état de mon pneu arrière.
J’arrive enfin à prendre un élan en photo. Il s’est carapaté à mon arrivée, mais s’est arrêté pour me mater. Ce n’est pas un énorme spécimen mais identique à ceux que j’ai vu précédemment. En tout cas il est plus gros qu’un lapin.
La piste est toujours sympa. Par contre ça ne m’arrange pas, elle reprend la direction du nord pendant un moment.
Je casse la croute au bord d’une rivière. Pas de moustiques, quelques mouches mais rien qui va entamer mon appétit.
Je me décide à quitter un moment la TET pour mettre cap au sud via la E4. Je traverse la ville de Boden. Il y a du monde, ça fait bizarre!
Je sors un petit moment pour voir la mer du golfe de Botnie:
Je reprends la E4 cap au sud. Ca se couvre, la température descend à 18°C. Mais pas de pluie.
Je reprends la direction de la trace de la TET section 6 au niveau de Burträsk et trouve un camping vers 17H00, au bord du lac Burträsket. Par flemme je prends une cabine pour 590 SEK (54€). Je suis accueilli par une allemande parlant très bien français.
Je vais être bieng:
Il y a aussi un food-truck au camping. La cuistot est aussi une allemande, je lui parle dans sa langue mais elle me demande poliment de lui parler en anglais. 7 ans d’allemand pour ça…Je commande des pâtes au curry et poulet 90 SEK (8,3€), et une « petite » salade 50 SEK (4,60€).
Très bon, merci, bonsoir. Pour ceux qui pensaient que je n’allais pas finir, c’est mal me connaitre 😉
Je pars en exploration digestive:
Il y a une petite île juste à coté du camping:
Dans le village, il y a des vieux bâtiments de la fin du 19ème siècle qu’ils ont démontés et rapatriés ici dans une sorte de musée à ciel ouvert dans les années 50.
Ils sont chaud patate pour concurrencer le jet d’eau de Genève.
L’allemande qui était à l’accueil m’a dit qu’ils mettraient le match de foot de l’équipe de France ce soir. Je ne savais même pas qu’ils jouaient. Je n’ose pas faire l’impasse. Les allemands ils ne faut pas les contrarier, sinon ils deviennent envahissants, d’après mon grand père paternel. Apparemment c’est contre la Norvège. Quand j’arrive Il y a 2-1 puis 3-1 à la mi-temps. Puis l’équipe de France gagne 4-1. Le score final quand on le dit vite, c’est une profession.
Demain je tente de reprendre la section 6 qui descend vers le sud et j’aviserai en fonction de l’avancée. Aujourd’hui, tout comme hier d’ailleurs, j’ai pu faire le plein de SP95 sans problème de CB. J’ai commencé à revoir du E85. Grâce à mon incursion sur la E4 où ça roule bien et plein sud j’ai fait 472 km les doigts dans le tarin.
Le tracé:
Max elevation: 338 m






























Enfin du monde, retour à la civilisation, ça a du te faire bizarre ?
T’as trouvé un concessionnaire pour un pneu ?
C’est jolie …
Encore une belle journée de voyage.