Quand t’es dans le désert, depuis trop longtemps!

Dimanche 10 mai 2015 :

On a passé une nuit un peu chaude vu que la clim ne marchait pas bien, elle faisait plus de bruit que de froid, juste de quoi nous empêcher de dormir.
On file ensuite direction Taouz pour faire le plein, à environ 20 km de l’auberge par les pistes, et là je me rend compte que j’ai une grosseur dans la poche de pantalon : C’est la clef de notre chambre de l’auberge! On la laisse à la station, apparemment ils connaissent le proprio, et vont lui rendre. Sauvé! On achète un pack de 6 bouteilles, pour la journée.
A la station ils nous prennent pour des touristes parce que quand on leur dit qu’on veut aller à Zagora par les pistes ils nous disent qu’avec nos motos chargées comme des mulets on y arrivera jamais.
Dans le doute on y va quand même et on se dit que l’on fera demi-tour en cas de difficulté insurmontable.

Rebelote en ville au début de la piste, on nous dit que ça passera jamais, par contre pour 100 € un petit bédouin à mobylette nous dit qu’il peut nous amener à bon port.

Nous déclinons poliment de nous faire racketter, et on attaque la piste, on aura plusieurs propositions de la sorte jusqu’à Ramlia.

Jusque là ça va :

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Le gros morceau est la traversée de l’Oued Gheris : Il y a plus de 500m de féche féche et ça ne passe pas pour de vrai avec nos motos. On va boire un coup à Ramlia et on nous sort la même rengaine, par contre il y aurait une piste plus au nord où ça peut passer, mais on ne pourra jamais la trouver seul, bien sur il nous faut un guide!

On décide d’y aller en solo tout de même, on se fait suivre par 2 autochtones en mobylette qui n’attendent qu’un chose c’est que l’on jette l’éponge et que l’on se vautre, en plus on a loupé l’embranchement qui monte au nord mais ils se gardent bien de nous le dire. Vu qu’il est environ 14H00 et qu’il fait 38°C on se planque derrière un arbre pour faire une pause, on commence à se dépoiler, et ça fait fuir nos 2 “sauveurs” qui doivent être impressionné par nos corps de dieu Grec.

La pause s’impose :

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On fait une petite sieste, et on repart vers 17H00, on tourne un peu en rond et on s’épuise dans le sable mais on trouve finalement cette satanée piste au nord, on commence à traverser l’Oued.

Ayant oublié d’enlever l’antipatinage je cale dans un franchissement sablonneux, et la moto refuse de redémarrer, je vide d’ailleurs la batterie durant de vaines tentatives.

Il est lourd le bouzin!!! :

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La nuit commence à tomber, la moto est plantée dans le sable sans batterie, il ne nous reste plus qu’une bouteille d’eau pour 2 : tout va bien.

On plante les tentes alors que le vent se lève, et on se couche sans manger tellement on est crevé, je passe une sale nuit ne sachant pas de quoi demain sera fait.

Le bivouac :

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Au milieu de la nuit je me réveille et cogite pas mal, je me souviens que j’ai un petit compresseur portable avec un câble assez long que je pourrais couper et tripler pour avoir une section suffisante pour démarrer avec la batterie de Stéphane. J’arrive à me rendormir vu que l’optimisme est de retour, mais le vent continue de souffler assez fort, il y a du sable partout dans la tente, je risque de chier du sable pendant 3 jours.

Pas de Wifi.

Le tracé :

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